L’AUTEUR

Jules Romains (1885-1972), est un poète et écrivain français. Élève du lycée Condorcet et de l’École normale supérieure, il est agrégé de philosophie en 1909.

Il est proche du groupe de l’Abbaye de Créteil (Groupe de l’Abbaye) fondé en 1906 par Charles Vildrac et Georges Duhamel, qui réunit, entre autres, l’écrivain René Arcos, le peintre Gleizes et le musicien Albert Doyen. Avec eux, en 1912, il découvre la littérature de Jean-Pierre Brisset, qu’il fera couronner Prince des Penseurs. Sa carrière universitaire l’emmène à Brest, Laon puis au lycée de Nice (aujourd’hui lycée Masséna) où il enseigne la philosophie de 1917 à 1919.

En 1927, il signe la pétition (parue le 15 avril dans la revue Europe) contre la loi sur l’organisation générale de la nation pour le temps de guerre, qui abroge toute indépendance intellectuelle et toute liberté d’opinion. Son nom côtoie ceux de Lucien Descaves, Louis Guilloux, Henry Poulaille, Séverine… et ceux des jeunes normaliens Raymond Aron et Jean-Paul Sartre.

En 1929, il achète une propriété à Saint-Avertin, près de Tours. Il y possède une vigne dont il tire un vin blanc qu’il offre fièrement à ses visiteurs ou hôtes de passage. Il y séjournera tous les étés et y écrira une grande partie de son roman fleuve « Les Hommes de bonne volonté », cycle romanesque en 27 volumes (1932-1946).

Entre 1935 et 1939, il participe au comité France-Allemagne, animé par Otto Abetz et Fernand de Brinon, plus par pacifisme que par convictions politiques. Il adhère dans le même temps à la Ligue internationale des combattants de la paix. Ses efforts en faveur du rapprochement franco-allemand lui valurent d’être reçu par les personnalités nazies. Ses pièces étaient jouées en Allemagne et ses ouvrages traduits. Il rompra en 1939.

Pendant la Seconde Guerre mondiale il s’exile aux États-Unis, où il s’exprime parfois à la radio (Radio Boston ou Voice of America), puis à partir de 1941 au Mexique, où il participe avec d’autres réfugiés à la fondation de l’Institut français d’Amérique latine (IFAL) à Mexico.

Auteur polygraphe, il est élu à l’Académie française en 1946. Après la guerre, il collabore de 1953 à 1971 au quotidien « L’Aurore » que dirige Robert Lazurick. En 1964, Jules Romains est nommé citoyen d’honneur de Saint-Avertin.

LE SPECTACLE

Figure tutélaire et emblématique du théâtre de répertoire « à la française », le personnage de KNOCK (et son éternel interprète Louis Jouvet) ne souffre-t-il pas lui-même des mêmes maux qu’il instille chez les autres ?

Marronnier incontesté des programmes scolaires au collège, petit cousin du Prince de Machiavel, subtil contre-poids entre la farce et le cynisme, KNOCK trimbale avec lui de vieux souvenirs et une fascination liée aux textes qui couvrent plusieurs générations.

En nous attaquant à l’œuvre de Jules Romains, entre LE DINDON de Feydeau et CYRANO DE BERGERAC de Rostand, nous souhaitons une nouvelle fois non «dépoussiérer» mais bel et bien rendre à ce patrimoine littéraire une place et un regard bienveillants, plein d’énergie, de musique et de plaisir.

Encore une fois, plaçons-nous au cœur de la comédie, sans oublier les points les plus terrifiants et crépusculaires, car les plus actuels, de cette allégorie autour de villageois crédules et stupides, livrés en pâture à un communicant hors-pair, à ce médecin des corps et âmes fatigués, au cœur d’une société en pleine mutation.
KNOCK est un psychodrame rural, une lithographie sociétale à l’échelle d’un canton, une kermesse qui tourne mal dans un trou paumé.

L’image d’un un pays comme le nôtre noyé dans les contradictions du vaste monde…

 

Lien vers DOSSIER DU SPECTACLE / REVUE DE PRESSE

KNOCK / spectacle intégral

REPORTAGE FRANCE 3

Compagnie du Berger / création 2010

 

KNOCK

de Jules Romains

 

Mise en scène Olivier Mellor

 

Avec Rémi Pous, Stephen Szekely, Vincent Tepernowski, Valérie Jallais, Jean-Christophe Binet, Marie Laure Boggio, Dominique Herbet

 

Musiciens, chansons originales Olivier Mellor (chant, melodica, cabasa, glockenspiel, sax alto ), Christine Moreau (chant, guitare, e-piano, Séverin « Toskano » Jeanniard (direction musicale, contrebasse, sax alto)

 

Lumière, régie générale Benoît André

Son Séverin Jeanniard, Christine Moreau

Scénographie Olivier Mellor, Benoît André

Construction décors Olivier Briquet, Benoît André, Syd Etchetto, Greg Trovel

Costumes, maquillages, coiffures Hélène Falé

Régie plateau Syd Etchetto, Stéphane Hélal, Greg Trovel, Alexandrine Rollin

Graphisme Jef Benech’

Photos Ludo Leleu

Attachée de presse Francesca Magni

Cantine Alex Douchet

 

Production Compagnie du Berger

Coproduction Comédie de Picardie // Amiens (80), Théâtre des Poissons // Frocourt (60)

Coréalisation Théâtre de l’Épée de Bois / Cartoucherie // Paris

Avec la participation de la SPEDIDAM, et de l’EPCC / Spectacle Vivant en Picardie, du Conseil régional de Picardie, du Conseil général de l’Oise, du Conseil général de la Somme et la DRAC Picardie – Ministère de la Culture, et de la Compagnie la Lune Bleue

Et le soutien de la Communauté de communes du Val de Nièvre et environs, de l’association Tous pour l’Art / Chitcatt

 

 


Spectacle tous publics à partir de 10 ans, joué entre 2010 et 2014 au Théâtre des Poissons // Frocourt (60), à la Comédie de Picardie // Amiens (80), à la Salle polyvalente // Chaulnes (80), au Théâtre du Château // Eu (76), au Théâtre municipal Transversales // Verdun (55), au Chiffon Rouge // Flixecourt (80), au Théâtre de Chartres (28), au Théâtre du Casino // Deauville (14), à la Maison du Peuple // Saint Ouen (80), au Centre culturel Pommery // Clermont (60), à la Salle des fêtes // Curlu (80), au Théâtre les Docks // Corbie (80), à l’Espace culturel Saint André // Abbeville (80)…