CYRANO DE BERGERAC

L’AUTEUR

Edmond Rostand (1868-1918) est un dramaturge français.

Issu d’une famille bourgeoise commerçante et banquière, il passe plus de vingt-deux étés à Luchon, qui lui inspire ses premières œuvres. Il y écrit notamment une pièce de théâtre en 1888, « Le Gant rouge », et surtout un volume de poésie en 1890, « Les Musardises ». C’est dans cette station thermale et touristique qu’il se lie d’amitié avec un homme de lettres luchonais, Henry de Gorsse avec lequel il partage le goût pour la littérature.

Après des premières études au lycée de sa ville natale, il les complète à Paris au collège Stanislas. Muni de son baccalauréat, son père le dirige vers l’école de Droit car il souhaite en faire un diplomate. Il passe sa licence, puis s’inscrit au barreau sans y exercer avant de se décider à se consacrer à la poésie.

En 1888, il fonde avec son ami Maurice Froyez le « Club des natifs du premier avril ». Le 8 avril 1890, Edmond épouse Rosemonde, poétesse elle aussi. Ils auront deux fils, Maurice, né en 1891, et Jean, né en 1894. Or, Edmond quitte Rosemonde en 1915 pour son dernier amour, l’actrice Mary Marquet.

Edmond Rostand obtient son premier succès en 1894 avec « Les Romanesques », pièce en vers présentée à la Comédie-Française, mais le triomphe vient avec « Cyrano de Bergerac », dès la première en 1897. En 1900, il connaît un nouveau succès avec « L’Aiglon ».

Mal remis d’une pleurésie après la première représentation de cette pièce, il part, quelques mois après, en convalescence à Cambo-les-Bains. Séduit par le lieu, il y acquiert des terrains sur lesquels il fait édifier sa résidence, la villa Arnaga. Dans les années 1910, il collabore à La Bonne Chanson, Revue du foyer, littéraire et musicale, dirigée par Théodore Botrel.

Pendant plusieurs années, il travaille irrégulièrement à la pièce « Chantecler », dont la première a lieu le 7 février 1910. Après son relatif insuccès critique, Rostand ne fait plus jouer de nouvelles pièces. À partir de 1914, il s’implique fortement dans le soutien aux soldats français.

Associé au courant néoromantique, ses pièces offraient au public une alternative au théâtre naturaliste, populaire à la fin du XIXe siècle.

LE SPECTACLE

Auteur fantasque et sans le sou, Gascon militaire et jouisseur, célibataire endurci mais entouré, grande gueule amoureuse du verbe et de sa cousine Roxane depuis toujours, Cyrano de Bergerac passe son temps à faire la guerre et à se faire remarquer pour faire oublier l’omniprésence de son propre nez, qu’il a énorme…

Quand Roxane tombe amoureuse de Christian, beau jeune homme qui vient d’intégrer les Cadets de Gascogne, Cyrano échafaude un plan magnifique mais périlleux pour rester auprès d’elle, en prêtant à Christian l’éloquence et la poésie qui lui manquent…

Mais la guerre est proche, le destin cruel, et pourtant magnifique…

Monter Cyrano de Bergerac n’est pas une gageure, ni un pic, un roc, etc…

Edmond Rostand, en offrant d’abord à Coquelin puis à des dizaines d’autres acteurs la lourde et magnifique charge d’endosser le faux nez, la rapière et le vrai panache qui transfigurent Cyrano dans l’éternité et la mémoire commune (comme un personnage tout à la fois romanesque, drôle, émouvant, intense et fragile), a tout simplement écrit quelques-uns des plus beaux vers du théâtre « à la Française ».

Après LE DINDON de Feydeau et KNOCK de Jules Romains, nous vous présentons le dernier volet de notre trilogie, où se conjuguent toujours respect de l’auteur, humour respirant, sincérité de l’interprétation, musique en live, recherche du sens de et dans l’action de jeu, énergie collective et décalages éclairants…

Autour de Jean-Jacques Rouvière, c’est plus de quarante artistes et techniciens – compagnons de longue date, venant pour les uns de l’ENSATT, où la compagnie s’est affirmée, et pour les autres de Picardie, où la compagnie est née au siècle dernier et travaille depuis deux ans aux côtés de la Comédie de Picardie – qui prennent soin de Cyrano. Et c’est un formidable terrain de jeux et d’audaces. Car ce qu’on doit retenir de l’œuvre patrimoniale de Rostand, au-delà de l’aventure qu’elle nous propose, c’est avant tout le regard de la pièce sur le Théâtre, au sens large : ses questionnements, ses difficultés, ses exigences. S’il n’y a rien de nouveau à monter un classique, il y a dans Cyrano toutes les matières de l’art dramatique, de nos métiers, et la certitude qui fait notre motivation : on ne fait pas de théâtre seul, ou en petit comité.

Notre Cyrano nous ressemble et nous rassemble.

 

Lien vers DOSSIER DU SPECTACLE / REVUE DE PRESSE

CYRANO DE BERGERAC / spectacle intégral

Compagnie du Berger / création 2011

 

CYRANO DE BERGERAC

d’ Edmond Rostand

 

Mise en scène Olivier Mellor

 

Avec Jean-Jacques Rouvière, Marie-Béatrice Dardenne, Adrien Michaux, Stephen Szekely, Fred Egginton, Rémi Pous, Olivier Mellor, Karine Dedeurwaerder, Dominique Herbet, Vincent Tepernowski, Denis Verbecelte, François Decayeux, Michel Fontaine, Jean-Christophe Binet, Marie Laure Boggio, Mylène Gueriot, Syd Etchetto, Greg Trovel, Toskano, Diaz, Romain Dubuis, Adrien Noble et Nicolas Auvray

 

Musiciens / musique originale Séverin « Toskano » Jeanniard (direction musicale, contrebasse, shaker), Cyril « Diaz » Schmidt (batterie, guitare, ukulélé), Romain Dubuis (piano, claviers, melodica), Adrien Noble (violoncelle, bongos) feat. Michel Fontaine (accordéon)

 

Scénographie Noémie Boggio, Alexandrine Rollin

Costumes Hélène Falé assistée de Martine Boggio

Réalisation costumes Hélène Falé, Martine Boggio et les Classes de TS1 et BTS matériaux souples du Lycée Édouard Gand / Amiens

Maquillages, coiffures Hélène Falé

Habilleuse Anne-Cécile Thuillier

Lumière, régie générale Benoît André

Son Christine Moreau, Benoit Moreau

Maître d’armes Patrice Camboni

Construction décors Alexandrine Rollin, Noémie Boggio, Clotilde Tranchard, Syd Etchetto, Greg Trovel, Antoine Filek, Benoît André, Olivier Briquet, Marie Laure Boggio, Olivier Mellor, François Decayeux & Co

Régie plateau Syd Etchetto, Greg Trovel, Alexandrine Rollin, Stéphane Hélal, Olivier Wils

Renfort Paris Caroline Corme

Direction technique / Comédie de Picardie Vincent Szlamowicz

Équipe technique Comédie de Picardie Maurice Crochu, Jean-Paul Nowak, Florent Evrard, Laurent Théo, Clément Szlamowicz, Sébastien Dupont, Bertrand Sachy, Jean-Louis Letexier, Philippe Dierckens

Équipe de production Comédie de Picardie Pascal Fauve, Julie Marteau, Karine Métayer

Relations publiques Comédie de Picardie Julie Mayer, Marie Chabredier

 

Attachée de presse Francesca Magni

Graphisme Jef Benech’

Composition affiche Sylvain Bocquet / Tri-Angles

Cantine Aldo Lamour, Sylvain Barberot / à feu doux

 

Production Comédie de Picardie / Compagnie du Berger

Coréalisation Théâtre de l’Épée de Bois / Cartoucherie // Paris

avec le soutien du Conseil régional de Picardie, du Conseil général de la Somme et de la SPEDIDAM

 

 


Spectacle tous publics à partir de 12 ans, joué entre 2011 et 2012 à la Comédie de Picardie // Amiens (80), au Théâtre de l’Épée de Bois / Cartoucherie // Paris, au Théâtre municipal // Abbeville (80)